Eric Clapton, surnommé « Slowhand », est l’un des guitaristes les plus influents de l’histoire du blues et du rock. Né en 1945 en Angleterre, il découvre le blues américain dans son adolescence et commence à jouer de la guitare à 13 ans. Son parcours est marqué par une quête incessante d’authenticité musicale et une capacité unique à transmettre l’émotion à travers son jeu. Retour sur son incroyable trajectoire.
- Les débuts avec les Yardbirds (1963-1965)
- L’affirmation du virtuose avec John Mayall & the Bluesbreakers (1965-1966)
- La révolution Cream (1966-1968)
- Blind Faith et Derek and the Dominos : l’expérimentation et la consécration (fin des années 60 – début des années 70)
- Une carrière solo prolifique (années 70 à aujourd’hui)
- Une légende vivante et une influence intemporelle
Les débuts avec les Yardbirds (1963-1965)
En 1963, Clapton rejoint les Yardbirds, un groupe alors en pleine ascension. C’est avec eux qu’il forge son style blues-rock distinctif, influencé par des légendes du blues comme Robert Johnson et B.B. King. Mais lorsque le groupe s’oriente vers un son plus commercial avec le tube For Your Love, Clapton, fidèle à ses racines blues, décide de quitter l’aventure en 1965.
L’affirmation du virtuose avec John Mayall & the Bluesbreakers (1965-1966)
Son passage chez John Mayall & the Bluesbreakers marque un tournant dans sa carrière. Son jeu puissant et expressif sur l’album Blues Breakers with Eric Clapton lui vaut une reconnaissance internationale. À tel point que l’on commence à voir apparaître des graffitis à Londres proclamant : “Clapton is God”.
La révolution Cream (1966-1968)
En 1966, Clapton cofonde Cream, un trio explosif avec le bassiste Jack Bruce et le batteur Ginger Baker. Leur musique, un mélange de blues, de rock et de psychédélisme, révolutionne le genre. Des albums comme Disraeli Gears et Wheels of Fire offrent au public des morceaux légendaires (Sunshine of Your Love, White Room), où Clapton repousse les limites de l’improvisation et du solo de guitare. Cream devient un groupe culte, mais les tensions internes poussent le trio à se séparer en 1968.
Blind Faith et Derek and the Dominos : l’expérimentation et la consécration (fin des années 60 – début des années 70)
Après Cream, Clapton cherche de nouveaux horizons. Il fonde d’abord Blind Faith, un supergroupe avec Steve Winwood, qui ne durera qu’un album. Puis, en 1970, il crée Derek and the Dominos, où il explore un blues-rock plus intime. C’est avec ce groupe qu’il enregistre Layla and Other Assorted Love Songs, un chef-d’œuvre porté par le mythique morceau Layla, inspiré de son amour impossible pour Pattie Boyd, alors épouse de George Harrison.
Une carrière solo prolifique (années 70 à aujourd’hui)
À partir des années 70, Eric Clapton embrasse pleinement une carrière solo, alternant entre tubes rock et ballades blues. Il se réinvente en explorant différents styles :
- Le reggae avec I Shot the Sheriff, une reprise de Bob Marley qui le propulse en tête des charts.
- Le blues acoustique avec l’album Unplugged (1992), où il revisite Layla dans une version dépouillée et émouvante. Cet album connaît un succès immense et remporte plusieurs Grammy Awards.
Une légende vivante et une influence intemporelle
Clapton est le seul artiste intronisé trois fois au Rock and Roll Hall of Fame (pour son travail avec les Yardbirds, Cream et en solo). Sa Fender Stratocaster « Blackie » est devenue légendaire, et son style a inspiré des générations de guitaristes. Malgré les épreuves personnelles et les luttes contre ses démons, il a toujours trouvé refuge dans la musique, prouvant que le blues n’est pas qu’un style, mais une manière de vivre et de ressentir.
Aujourd’hui encore, Eric Clapton continue de jouer et d’inspirer les musiciens du monde entier. Son parcours est la preuve qu’au-delà du talent, c’est la passion et la persévérance qui forgent les plus grandes légendes.
🎸 Clapton n’est peut-être pas un dieu, mais il est assurément une icône intemporelle du blues et du rock !





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