1. Les blocages les plus fréquents quand on apprend la guitare adulte
    1. Blocage n°1: “Je n’ai pas le temps”
    2. Blocage n°2: “J’ai l’impression de ne pas progresser”
    3. Blocage n°3: la comparaison avec les autres
    4. Blocage n°4: la peur de jouer devant les autres
    5. Blocage n°5: le perfectionnisme
  2. Construire une motivation qui tient dans le temps
  3. Questions fréquentes
    1. Est-ce normal de me sentir nul alors que je pratique régulièrement ?
    2. Combien de temps faut-il pour voir des progrès visibles à la guitare ?
    3. Que faire quand je n’ai plus envie de jouer pendant plusieurs jours ?
    4. Et si mes proches ne comprennent pas pourquoi je passe du temps sur la guitare ?
    5. Je suis déjà adulte, est-ce que ça vaut encore le coup de commencer si je ne serai jamais “au niveau des autres” ?
  4. Pour aller plus loin

Tu as peut-être déjà vécu ce scénario:

Tu te motives, tu prends ta guitare, tu regardes quelques tutos…
Puis au bout de quelques jours ou quelques semaines:

  • tu as l’impression de tourner en rond
  • tu te compares aux autres
  • tu te dis que tu n’es “pas fait pour ça”
  • la guitare finit par reprendre la poussière dans un coin

En réalité, ce n’est pas toi le problème.
Ce sont surtout:

  • la manière dont tu t’organises
  • la façon dont tu évalues tes progrès
  • les attentes irréalistes que tu as parfois envers toi-même

Dans cet article, on va voir comment:

  • comprendre tes blocages
  • les désamorcer
  • et construire une motivation qui tient dans le temps, même avec une vie d’adulte bien remplie.

Les blocages les plus fréquents quand on apprend la guitare adulte

Quand tu apprends la guitare à l’âge adulte, tu rencontres souvent les mêmes obstacles:

  1. Le manque de temps
    Tu as un travail, une vie de famille, des obligations… difficile de caser des heures de guitare.
  2. Le découragement rapide
    Tu as du mal à voir tes progrès, donc tu as l’impression de stagner.
  3. La comparaison permanente
    Tu te compares à des gens qui jouent depuis des années, ou à ce que tu vois sur YouTube.
  4. La peur d’être “ridicule”
    Tu n’oses pas jouer devant les autres, ni même parfois devant tes proches.
  5. Le perfectionnisme
    Tu as l’impression que, tant que ce n’est pas “propre”, ça ne vaut rien… donc tu ne profites pas du chemin.

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut agir sur chacun de ces points.

Blocage n°1: “Je n’ai pas le temps”

Tu n’as peut-être pas une heure par jour à consacrer à la guitare.
Parfait, parce que tu n’en as pas besoin.

Ce qui fait vraiment la différence, ce n’est pas la quantité, c’est la régularité.

Tu peux faire une vraie progression avec:

  • 15 à 20 minutes par jour
  • 4 ou 5 jours par semaine

Quelques idées concrètes:

  • Bloque un petit créneau fixe dans ta journée: après le travail, après le dîner, ou pendant que la maison est calme.
  • Prépare ta guitare à l’avance: sortie de sa housse, accordée, prête à être prise en main.
  • Décide à l’avance ce que tu vas travailler: par exemple “aujourd’hui je bosse le passage G → C”, pas “je verrai sur le moment”.

Tu peux voir tes séances comme de petites “capsules” de guitare plutôt que comme un gros bloc intimidant.

Blocage n°2: “J’ai l’impression de ne pas progresser”

C’est probablement le plus frustrant.

Tu joues, tu travailles… et pourtant tu as l’impression que le résultat ne bouge pas.
En réalité, ton cerveau progresse souvent avant tes oreilles: tu ne vois pas les micro-avancées.

Pour mieux mesurer tes progrès:

  • Garde une petite liste de ce que tu sais faire aujourd’hui: accords maîtrisés, enchaînements, chansons que tu arrives à jouer un peu.
  • Réécoute-toi: enregistre-toi avec ton téléphone, et réécoute quelques semaines plus tard. Tu seras souvent surpris.
  • Célèbre les petits pas: tenir une rythmique sans t’arrêter, réussir un changement d’accord plus fluide, jouer un couplet entier sans t’interrompre.

La progression à la guitare n’est pas une ligne droite.
C’est plutôt: je bloque → je débloque → je bloque sur autre chose → je débloque encore.

Blocage n°3: la comparaison avec les autres

En scrollant sur les réseaux, tu vois des gens:

  • qui jouent vite
  • qui maîtrisent des morceaux techniques
  • qui semblent avoir commencé hier et déjà tout compris

Tu compares ce que tu vois chez eux à ce que tu ressens en toi… et tu oublies une chose: tu ne vois jamais tout le chemin qu’ils ont déjà parcouru.

Tu peux changer ta façon de voir les choses:

  • Compare-toi à toi-même, pas aux autres. Demande-toi: “Où j’en étais il y a 1 mois ?”
  • Utilise les autres comme une source d’inspiration, pas comme une justification pour te rabaisser.
  • Rappelle-toi ton objectif: accompagner des chansons, te faire plaisir, partager des moments, pas passer des concours.

À partir du moment où tu reformules ton but, tu te mets beaucoup moins de pression inutile.

Blocage n°4: la peur de jouer devant les autres

Beaucoup d’adultes ont du mal à:

  • assumer leur niveau débutant
  • se montrer en train d’apprendre
  • accepter de se tromper devant quelqu’un

Pour apprivoiser cette peur:

  • Commence par jouer seul, mais en te donnant le droit de faire du bruit, de te tromper, de recommencer.
  • Ensuite, choisis une personne de confiance à qui tu peux montrer une chanson, même imparfaite.
  • Dis-le dès le départ: “Je suis en plein apprentissage, ce sera loin d’être parfait, mais j’ai envie de partager ça avec toi.”

Tu verras souvent que les gens:

  • ne jugent pas
  • sont au contraire admiratifs de te voir t’y mettre
  • se fichent complètement de tes petites erreurs

Blocage n°5: le perfectionnisme

Le perfectionnisme, c’est ce qui te fait dire:

  • “Tant que ce n’est pas impeccable, ce n’est pas jouable devant quelqu’un.”
  • “Tant que je ne joue pas exactement comme sur l’original, ça ne compte pas.”

Le problème, c’est que ça t’empêche:

  • d’oser
  • de profiter du processus
  • de ressentir la fierté de ce que tu arrives déjà à faire

Essaie de remplacer l’idée de perfection par l’idée de progression:

  • Accepte que ta version d’une chanson soit “en construction”.
  • Autorise-toi à jouer des versions simplifiées.
  • Vois chaque erreur comme un indicateur de ce que tu peux travailler demain, pas comme une preuve que tu es nul.

La guitare, ce n’est pas un examen.
C’est un compagnon de route.

Construire une motivation qui tient dans le temps

Maintenant qu’on a vu les blocages, parlons solutions concrètes pour garder la flamme allumée.

  1. Avoir un pourquoi clair

Demande-toi:

  • Pourquoi tu veux jouer de la guitare, vraiment ?
  • Qu’est-ce que ça changerait dans ta vie si tu pouvais accompagner des chansons ?
  • Quels moments tu imagines: soirée, famille, enfants, amis, temps pour toi… ?

Plus ton “pourquoi” est fort, plus tu tiendras dans les moments où c’est un peu plus dur.

  1. Te fixer des objectifs réalistes

Évite les objectifs flous du type “devenir bon en guitare”.

Préfère:

  • “Dans 2 mois, je veux pouvoir accompagner 3 chansons simples du début à la fin.”
  • “Cette semaine, je veux fluidifier l’enchaînement de ces deux accords.”
  • “Aujourd’hui, je veux réussir à jouer ce rythme sans m’arrêter pendant 2 minutes.”

On avance beaucoup mieux avec des objectifs concrets et mesurables.

  1. Construire un petit rituel de pratique

Par exemple:

  • Tu te réserves un créneau de 20 minutes après le dîner.
  • Tu commences toujours par 5 minutes d’accords simples pour te chauffer.
  • Tu enchaînes avec 10 minutes sur une chanson en particulier.
  • Tu finis par 5 minutes où tu te fais plaisir, même si tu improvises ou tu joues “comme ça vient”.

Ce petit rituel envoie un message clair à ton cerveau:

“C’est un moment pour moi, pas une corvée.”

  1. Varier entre travail et plaisir

Tu peux alterner:

  • Séances “travail”: enchaînements, rythmiques, partie spécifique d’un morceau.
  • Séances “plaisir”: tu rejoues des chansons que tu connais un peu, même imparfaitement, juste pour le ressenti.

Si tu ne fais que travailler “sérieusement”, tu risques de te lasser.
Si tu ne fais que jouer “pour t’amuser”, tu risques de stagner.

L’équilibre des deux est puissant.

  1. Accepter les phases de creux

Il y aura des moments où tu auras l’impression de:

  • tourner en rond
  • moins progresser
  • être plus fatigué

C’est normal. Ce n’est pas le signe que tu dois arrêter, c’est souvent le signe que:

  • ton cerveau est en train de consolider ce que tu as appris
  • tu as besoin d’ajuster un peu ton organisation ou ton répertoire

Parfois, changer de chanson, de rythmique ou de type d’exercice relance la machine.

Questions fréquentes

Est-ce normal de me sentir nul alors que je pratique régulièrement ?

Oui, c’est très courant. Plus tu progresses, plus tu deviens exigeant envers toi-même. Tu remarques davantage tes imperfections, ce qui peut donner l’impression de régresser alors que tu avances. Pour contrebalancer ça, pense à te rappeler d’où tu viens, à réécouter des enregistrements anciens, et à mesurer tes progrès sur des choses simples: enchaînements, rythme, nombre de chansons que tu peux jouer.

Combien de temps faut-il pour voir des progrès visibles à la guitare ?

Si tu pratiques 15 à 30 minutes par jour, 4 ou 5 fois par semaine, tu peux commencer à sentir des progrès en quelques semaines: moins de douleur aux doigts, changement d’accords un peu plus fluides, premiers morceaux joués lentement. Pour te fabriquer un vrai petit répertoire de chansons accompagnées, compte plutôt quelques mois, avec un minimum de régularité.

Que faire quand je n’ai plus envie de jouer pendant plusieurs jours ?

Déjà, ne te juge pas. La motivation va et vient. Tu peux te donner une mini règle: même les jours “sans”, tu prends la guitare 5 minutes, tu joues une chanson que tu connais déjà un peu, sans pression. Si vraiment tu n’y arrives pas, fais une vraie pause d’un ou deux jours, puis reviens avec une chanson qui te donne envie, plutôt qu’un exercice rébarbatif.

Et si mes proches ne comprennent pas pourquoi je passe du temps sur la guitare ?

Explique-leur simplement ce que ça t’apporte: un moment pour toi, un moyen de te détendre, un projet qui te tient à cœur. Tu peux même leur dire que tu aimerais, à terme, partager un moment musical avec eux. Les gens comprennent beaucoup mieux quand ils voient ce que ça représente vraiment pour toi.

Je suis déjà adulte, est-ce que ça vaut encore le coup de commencer si je ne serai jamais “au niveau des autres” ?

La question à te poser, ce n’est pas “Est-ce que je serai meilleur que les autres ?”, mais “Est-ce que ça va apporter quelque chose à ma vie ?”. Si la réponse est oui, alors ça vaut le coup. La guitare peut devenir un espace de respiration, de fierté, de reconstruction, peu importe ton âge ou ton niveau.

Pour aller plus loin

Si tu veux un chemin structuré qui t’aide justement à éviter le découragement, à avancer pas à pas et à garder la motivation, tu peux découvrir mon programme P&A. Guitare Express: un parcours sur plusieurs semaines, spécialement pensé pour les adultes débutants qui veulent accompagner des chansons sans se perdre dans la théorie.

Tu peux le découvrir ici: https://cours.parolesetaccords.fr/ge


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